Les plans du nouveau président Macron pour nos retraites

Nouveau président de la République, nouvelle Assemblée nationale, tout est en place pour commencer les réformes. Parmi elles, celle des retraites. Elle s’annonce ambitieuse. Et se veut aussi définitive.

Avec 37 régimes différents, la retraite en France est un maquis très difficile à comprendre !

Pourtant depuis 20 ans, des efforts ont été faits à la fois pour équilibrer les comptes et faire converger les règles. Tout juste élu, le nouveau président de la République Emmanuel Macron veut en finir avec les dernières résistances, pour pouvoir mettre en place un régime unique, mieux adapté à la vie professionnelle des actifs d’aujourd’hui.

Ce qui devrait changer

L’objectif principal est d’en finir avec les dizaines de régimes et caisses de retraite, dont beaucoup sont centenaires (pour certains même encore plus vieux !). Et surtout, ils sont souvent fragilisés par le déséquilibre entre leurs cotisants de moins en moins nombreux, et leurs retraités nombreux, « jeunes », avec une espérance de vie qui s’allonge d’années en années.

Pour résoudre ces questions, l’idée est de changer de modèle et de passer à un régime unique par points. Ainsi, les cotisations seront versées de la même manière par tous quel que soit le statut ou le métier (public, privé, salariés, non salariés, actifs, non actifs). Elles seront inscrites sur un compte individuel durant toute la carrière. Au moment de la retraite, le total des points sera multiplié par un coefficient de conversion dépendant de l’âge de départ et de l’année de naissance. Le calcul sera la suivant :

⇒ Total des points X coefficient = retraite annuelle.

Ce qui ne changera pas

Le modèle de retraite par répartition ne doit pas changer : chaque année les actifs et leurs employeurs vont continuer à verser un certain volume de cotisations, destiné à payer les pensions des retraités. Il n’est donc pas envisagé de passer à un régime par capitalisation, type épargne retraite.

De même l’âge de départ, fixé aujourd’hui à 62 ans, ne devrait pas être modifié, pas plus que la possibilité de travailler plus longtemps si on le souhaite. Et les dérogations seront maintenues pour les personnes qui ont commencé à travailler très jeunes ou qui souffrent d’une invalidité leur permettant de prendre plus tôt leur retraite.

À noter

En fonction des métiers ou des statuts, les taux de cotisation ou les conditions d’âge pourront également rester différents selon les secteurs d’activité, pour conserver leur spécificité, notamment la pénibilité.

La transition

Pour ceux qui sont à moins de 5 ans de la retraite (à la date de mise en application de la réforme), il n’y aura aucun changement. Ce qui est d’ores et déjà planifié pour eux ne sera donc pas modifié. Pour tous les autres actifs qui ont au moins 5 ans d’activité, une transition sera progressive, sur une période d’environ 10 ans. Les plus jeunes se verront appliquer la réforme tout de suite.

À suivre dès que le projet de loi arrivera au Parlement.