Les plans du nouveau président Macron pour la fiscalité

Le nouveau président et son gouvernement sont à pied d’œuvre pour mettre en place leur programme. Du côté des impôts, les annonces se succèdent chaque jour de manière encore un peu imprévisible. Mais la tendance générale se précise : il faut baisser de la pression fiscale.

Dans le discours de politique général du Premier ministre Edouard Philippe, chacun avait compris que les réformes fiscales étaient repoussées à 2019, comme le prélèvement des impôts à la source. 10 jours plus tard, il s’avère que les principales mesures annoncées durant la campagne électorale vont être mises en application plus rapidement.

La suppression de la taxe d’habitation

La suppression de la taxe d’habitation doit concerner, à terme, 80 % des Français. Autrement dit pour ce qui est des impôts locaux, les locataires n’auront plus de taxe du tout. Et les propriétaires payeront toujours la taxe foncière. Seuls les ménages les plus aisés continueront à payer la taxe d’habitation sans changement + la taxe foncière s’ils sont propriétaires.
Les modalités d’application de cette réforme sont encore à définir, mais on sait déjà que la mise en œuvre devrait prendre 3 ans. Dès 2018, les ménages modestes devraient être les premiers exonérés. En 2019, une 2e tranche d’exonération sera instaurée, puis une 3 e en 2020. Le barème des plafonds de revenu devrait être fixés dans la prochaine loi de finance.

La réforme de l’impôt sur la fortune (ISF)

Le nouvel ISF doit s’appliquer intégralement dès 2018. La réforme est simple à comprendre si on regarde le nouveau nom de cette taxe : impôt sur la fortune immobilière (IFI). Ainsi dès l’année prochaine, tout le patrimoine mobilier devrait sortir du calcul : épargne, placements financiers (actions, obligations etc.), assurance-vie. L’objectif est de rendre l’argent à leurs détenteurs pour qu’ils l’investissent plus massivement dans l’économie et notamment dans les entreprises.

Les seuils et les taux ne devraient pas changer. Pas plus que l’exonération de 30 % sur la résidence principale du contribuable.

La nouvelle « flat tax »

On appelle « flat tax » une taxe à taux unique, par opposition à la taxe calculée selon un barème et des tranches. Elle est annoncée sur les revenus de l’épargne à compter de 2018, au taux unique de 30 %, pour les nouveaux flux d’investissement au-delà de 150 000 €. Les produits défiscalisés le resteront (livret A et jeune par exemple). La fiscalité de l’assurance-vie ne devrait pas être modifiée.

Bon à savoir

D’ici à 2022, c’est-à-dire la fin du quinquennat, on annonce un taux unique d’impôt sur les sociétés à 25 %, au lieu de 33,3 % aujourd’hui pour le taux normal. Mais le calendrier n’est pas encore fixé. A suivre donc.